La calanque de l’Oule Carnet de bord

Les Calanques en location avec un skipper

Le saviez-vous ? Le règlement du parc naturel des Calanques ne permet pas, pour des raisons complexes et pas toujours bien évidentes à saisir, d’y naviguer à bord d’un voilier de location mené par un skipper professionnel.
En revanche, les incursions dans « le cœur marin du parc » sous la houlette d’un skipper professionnel sont possibles à bord de navires à moteur de location :

  • faisant plus de dix mètres de long
  • agréés par le parc
  • menés par un professionnel disposant de son coté d’un agrément
    Nous sommes ainsi une petite quinzaine de skippers à pouvoir vous emmener dans ces conditions visiter ces lieux superbes.
    Ces restrictions ne concernent pas les navires transportant des passagers et enregistrés au commerce, ni le cas de traversées des Calanques sans changement de route, ni mouillage.
    Vous souhaitez des précisions sur cette réglementation, vous envisagez une sortie en mer dans le parc des Calanques, vous voulez réserver un bateau et un skipper en famille ou entre amis au départ de Marseille ou de Cassis ? N’hésitez pas à m’interroger.
Carnet de bord

Capitaine de navire à moteur

J’ai commis quelques infidélités cet été à mes premières amours, abandonnant momentanément la voile pour le moteur. Piloter dans les parages de Marseille des vedettes rapides ou des semi-rigides, pour des clients ayant réservé un bateau à la journée mais ne disposant pas de permis, c’est une très belle façon, entre deux embarquements de plus longue durée, de changer de rythme mais aussi de faire connaître et partager de somptueux paysages. Des îles du Frioul aux Calanques, en poussant au besoin jusqu’à l’île Verte, cela ne manque ni de beaux mouillages ni de bonnes tables au bord de l’eau. Et je ne m’en lasse jamais.

Le Verve 36, l’une de mes montures pour ces sorties à la journée.
L’embarcation est parfois plus modeste, qu’importe, elle donne accès à des lieux plus secrets. A l’arrière plan, un prototype Ron Holland que je soupçonne d’être un sister-ship du fameux Imp, mais son propriétaire n’a pu m’en dire plus.
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Second sur le catamaran de Bertrand de Broc

Retour en soirée sur la rade de Marseille, après une journée de charter dans les calanques.

Je l’ai interviewé plus d’une fois au cours des vingt ou trente dernières années, j’avais aussi mis mon nom, pour quelques dizaines d’euros et parmi des centaines d’autres, sur la coque de son voilier au départ de l’un de ses Vendée Globe. Disons-le donc ainsi : avec Bertrand de Broc, on se connait de longue date. Il se trouve, allez savoir pourquoi, que je n’avais navigué avec lui, alors que mon métier de journaliste – au service des sports du Parisien, puis à Voiles et Voiliers – m’a amené à embarquer avec une palanquée de coureurs professionnels, que ce soit en essai, en convoyage ou en course.

J’ai été ravi que Bertrand fasse appel à moi une journée pour le seconder, au départ du port des Corbières de Marseille, à l’occasion d’une journée de charter où nous avons récupéré les clients à Cassis. Son bateau, Pampero, est un cata de croisière (très) rapide, dessiné par l’architecte Christophe Barreau et construit à Canet en Roussillon par le chantier XL Catamarans. Avec ses deux dérives plongeant à trois mètres, son mât-aile, son déplacement résolument léger de 7 tonnes pour 16 mètres de long, c’est un multicoque vif et puissant, probablement pas à mettre entre toutes les mains malgré ses hautes étraves et sa garde au sol importante. Les aménagements ne sont évidemment pas ceux d’un Lagoon, on se situe plutôt à l’opposé du spectre, mais il y a tout ce qu’il faut à bord, et le bateau héberge onze personnes en croisière s’il le faut. L’organisation des manoeuvres et l’accastillage sont dignes d’un voilier de course, et il y a du répondant dans la barre. Le patron – faut-il le souligner – est un de ces marins à l’expérience peu commune. La journée s’est passée comme un charme.