Second sur le catamaran de Bertrand de Broc

Retour en soirée sur la rade de Marseille, après une journée de charter dans les calanques.

Je l’ai interviewé plus d’une fois au cours des vingt ou trente dernières années, j’avais aussi mis mon nom, pour quelques dizaines d’euros et parmi des centaines d’autres, sur la coque de son voilier au départ de l’un de ses Vendée Globe. Disons-le donc ainsi : avec Bertrand de Broc, on se connait de longue date. Il se trouve, allez savoir pourquoi, que je n’avais navigué avec lui, alors que mon métier de journaliste – au service des sports du Parisien, puis à Voiles et Voiliers – m’a amené à embarquer avec une palanquée de coureurs professionnels, que ce soit en essai, en convoyage ou en course.

J’ai été ravi que Bertrand fasse appel à moi une journée pour le seconder, au départ du port des Corbières de Marseille, à l’occasion d’une journée de charter où nous avons récupéré les clients à Cassis. Son bateau, Pampero, est un cata de croisière (très) rapide, dessiné par l’architecte Christophe Barreau et construit à Canet en Roussillon par le chantier XL Catamarans. Avec ses deux dérives plongeant à trois mètres, son mât-aile, son déplacement résolument léger de 7 tonnes pour 16 mètres de long, c’est un multicoque vif et puissant, probablement pas à mettre entre toutes les mains malgré ses hautes étraves et sa garde au sol importante. Les aménagements ne sont évidemment pas ceux d’un Lagoon, on se situe plutôt à l’opposé du spectre, mais il y a tout ce qu’il faut à bord, et le bateau héberge onze personnes en croisière s’il le faut. L’organisation des manoeuvres et l’accastillage sont dignes d’un voilier de course, et il y a du répondant dans la barre. Le patron – faut-il le souligner – est un de ces marins à l’expérience peu commune. La journée s’est passée comme un charme.