Savoir contrôler son armement de sécurité

Contrôle annuel de l’étanchéité du poumon. D’autres caractéristiques techniques
font l’objet de vérifications plus fréquentes (Photo F. Augendre)

Et vous, contrôlez-vous régulièrement l’état et la validité de votre armement de sécurité ? Connaissez-vous tout le matériel dont vous disposez à bord pour faire face au cas d’urgence, vérifiez-vous son bon état, ses conditions de stockage, les dates de péremption ? Maîtrisez-vous son utilisation sur le bout des doigts ?

Faites-vous une confiance aveugle aux équipements distribués par les fabricants, ou préférez-vous vous assurer par vous-même qu’ils sont bien équipés des compléments indispensables, comme une flashlight ou une sous-cutale pour un gilet automatique, une ancre flottante pour une bouée fer à cheval ?

Comme professionnel, la sécurité (celle du navire et des personnes embarquées) est ma préoccupation numéro un. Si la sécurité dite « passive » ne saurait bien évidemment se suffire à elle-même, le soin qu’on y apporte, et la réflexion qu’on y consacre, s’avèreront décisifs si un jour les choses tournent mal.

S’en préoccuper en amont dans le choix du matériel, se fixer des routines périodiques, adopter de bonnes pratiques, c’est poser la première pierre d’une démarche que l’on consolidera au quotidien par une attention permanente à la sécurité active (suivre la météo, adapter sa route ou le choix de son mouillage aux conditions du moment et aux conditions à venir, porter la toile du temps, manoeuvrer proprement, être attentif à son équipage, le former et l’entraîner aux situations de détresse …).

Si vous me confiez votre bateau pour un convoyage, ou si vous me demandez d’encadrer votre croisière, vous constaterez que je systématise les check-lists et les procédures qui, si elles peuvent paraître un peu formelles et contraignantes, permettent de ne rien laisser au hasard. Cette question de l’armement de sécurité figure aussi au coeur de mes missions de coaching ou de mise en main d’un navire à son nouveau propriétaire.

Si ce sujet – fondamental – vous préoccupe, je suis à votre disposition pour en parler avec vous de manière approfondie, à votre bord ou par correspondance. Je vous invite par ailleurs à lire, ou à relire, mon précédent post sur la mise à jour des Réglementations spéciales offshore, qui représentent sur cette question de très sérieux documents de référence.