Au près serré en Bavaria 57, par mer belle et petite brise

Une semaine en Bavaria 57

En 2020 j’avais été sollicité par un client pour encadrer quelques jours de navigation au départ de Saint Mandrier, à bord d’un Bavaria 41 de location. Il avait par le passé beaucoup navigué, à bon niveau (il avait notamment couru le Tour de France), mais avait besoin de reprendre ses marques après une longue coupure. Il s’agissait aussi de sécuriser et de mettre en confiance son équipage familial, qui découvrait la voile.

Cela a été une belle surprise lorsqu’il m’a recontacté cet été pour skipper le Bavaria 57 dont il avait depuis fait l’acquisition. Même s’il est conçu pour simplifier les manoeuvres, avec en particulier un foc auto-vireur, le navire amiral du chantier allemand en impose par ses dimensions (16,16 m de long pour 5,25 m de large), et réclame un peu de doigté !

Si l’accent a été mis, résolument, sur le confort et l’espace habitable plutôt que sur la performance, la carène dessinée par l’Italien Maurizio Cossuti affiche un comportement plus que correct et des vitesses honorables aux différentes allures, et sa puissance ne demande qu’à s’exprimer dès que la brise thermique rentre.

Je garderai en particulier le souvenir d’un déboulé au portant depuis la passe de Porquerolles vers la rade de Toulon, l’anémomètre flirtant avec les 27 noeuds, et l’impression d’avoir autre chose sous les pieds qu’un croiseur tranquille. Si le ciel ne s’était à ce point assombri derrière nous, au-dessus de la presqu’île de Giens, nous aurions certainement prolongé le plaisir plus longtemps, repoussant le moment d’affaler le (grand) spi asymétrique. Encore une belle croisière jalonnée de beaux moments, en compagnie de clients charmants, avec lesquels je serai heureux de re-travailler !

Le Bavaria 57 vu de l'arrière, accosté au quai d'accueil du port de plaisance de Bromes-les-Mimosas (Var)
Amarré (au chausse-pied) au quai d’accueil de Bormes-les-Mimosas,
le Bavaria 57 en impose avec son arrière si large et ses 5,25 m au maître-bau