De La Rochelle aux Canaries en Lucia 40

Dix jours, c’est le temps qu’il nous aura fallu descendre de La Rochelle à Lanzarote (Canaries) à bord de ce catamaran Lucia 40 battant pavillon canadien. C’était la première étape d’une transat qui devrait nous mener à Sainte Lucie (Petites Antilles) en décembre prochain. D’ici là le bateau devrait être équipé d’un bout-dehors et d’un genaker sur emmagasineur : si le propriétaire de ce voilier flambant neuf construit chez Fountaine Pajot avait hésité à prendre cette option, il s’est confirmé sur cette première traversée qu’en l’absence de véritable voile de portant, ce type de catamaran a du mal à se déhaler par moins de douze noeuds de vent réel.

La vision sur 360º ou presque depuis le carré n’est pas le moindre des charmes de la navigation en catamaran de croisière

La navigation au portant sous grand voile et génois par faibles brises est pénalisante aussi bien en termes de vitesse que d’angle de descente : difficile d’abattre en deçà des 145º du vent réel.

Voilà qui nous a amené à faire un peu plus de moteur que nous l’aurions aimé, d’autant que l’alizé portugais s’est avéré plutôt paresseux. Mais passé la latitude de Gibraltar, la brise à retrouvé sa vigueur saisonnière, nous permettant de gentiment débouler vers l’Est des Canaries dans le couloir entre l’anticyclone des Acores et la dépression thermique du Sahara.

Cette première traversée aura aussi été l’occasion de faire du coaching tous azimuths : météo, navigation, manoeuvres, réglages, radar, exploitation de la centrale de navigation … Lorsque l’équipage est demandeur c’est toujours un plaisir de transmettre des connaissances, d’autant qu’au fil des jours la tâche du skipper s’en trouve simplifiée. Retrouvailles dans quatre mois pour la suite du programme.

Brise soutenue, mer plate, poissons volants, et une belle lumière sur les reliefs volcaniques.