Coaching Transquadra et optimisation d’un Figaro 2

Grutage d'un Figaro 2
Sous la grue pour la pesée IRC (Photo F. Augendre)

A voir ainsi la quille du Figaro 2, on comprend qu’on ait du mal au près serré à tenir la dragée haute aux purs voiliers IRC : le profil est bien étroit ! Il n’empêche qu’à toutes les autres allures dans le vent soutenu, dès qu’on ouvre les écoutes, ce bateau est une sacrée bombe, doté d’une tenue de route phénoménale – ce qui ne gâte rien. Et ce qui en fait un bateau idéal pour une transat en course.

Pour s’en faire une petite idée, voici une vidéo tournée en rade de Marseille à bord du Figaro de Jean Paul Mouren, avec qui j’avais embarqué l’hiver dernier pour le Challenge Florence Arthaud. Dix-huit noeuds au compteur, au largue relativement serré (en fin de vidéo, après l’empannage), sans que le Figaro ne fasse jamais mine de vouloir passer sur sa barre. 

Avec l’avènement du Figaro 3, de nombreux monotypes de précédente génération se sont retrouvés sur le marché de l’occasion, et se sont avérés de bonnes affaires pour des propriétaires souhaitant courir en double ou en solitaire, notamment sur un programme Transquadra. Tout le challenge étant d’adapter à la jauge IRC un bateau au rating carrément salé, sans trop lui couper les ailes, et en le faisant descendre sous le coefficient maximum de temps compensé admis à la Transquadra (1.050).

Toute réflexion bien menée sur l’optimisation du rating débutant par un état des lieux de l’existant, c’est ainsi que je me suis retrouvé à gérer les opérations de jauge (pesée et mesure des voiles) d’un Figaro 2 récemment arrivé à Marseille, et pour lequel j’ai aussi réalisé du coaching et des travaux de maintenance . La bonne surprise pour ses propriétaires étant que cette procédure dite « d’endorsement » a sacrément amélioré le rating initial du certificat basé sur des mesures statistiques de la série Figaro 2. Il reste encore quelques millièmes à gagner sur le coefficient, dans quel domaine les gratter ? Brainstorming en cours…