Girolata, ce petit coin de paradis

Le port-mouillage de Girolata
Au pied du fortin de Girolata (Photo F. Augendre)

« Un endroit à touristes », m’a dit cet été un de mes amis, qui possède une maison et un bateau en Balagne. Certes, en été le petit port de Girolata peut s’avérer bondé. Certes, la réserve de la Scandola est victime de sa notoriété, et en journée le ballet des bateaux d’excursion (classiques vedettes à passagers ou semi-rigides surpuissants équipés de sièges baquets) ne ralentit pas. Certes, pour qui connaît le littoral corse sur le bout des doigts (et pour qui a un petit bateau capable de se faufiler dans les moindres criques), il existe des abris plus secrets, et infiniment tranquilles.

Certes. Il n’empêche que le lieu est splendide, et d’un calme quasi-total le soir venu, malgré le nombre de bateaux de plaisance en rangs d’oignon (les installations portuaires sont réduites au minimum, trois pontons de bois, et les navires de passage sont amarrés, devant et derrière, sur des corps-morts. On y prend son café ou on y déguste sa glace les pieds dans le sable, on remonte son annexe sur la petite plage au milieu des vaches en pleine sieste. La capitainerie est un cabanon, jouxtant une échoppe proposant des gâteaux à la farine de châtaigne, tout juste sortis du four. L’endroit ne se rallie qu’en bateau, ou à pied, ce qui lui confère un relatif isolement. En y venant, ou en repartant, on prend le temps d’un mouillage une heure en face, sous les falaises rouges du Capo Rosso. A peine plus d’un mois après la croisière-coaching à bord de l’Outremer 51, je n’ai pas boudé mon plaisir d’y faire une nouvelle halte avec les clients du Neel 51.